La journée alcool, c’est l’occasion de parler des consommations.

Comment gérer votre consommation d’alcool ?

Quand l’alcool devient-il un problème ?

Comment parler à vos proches, vos collègues d’un comportement qui vous dérange ?

Comment garder le plaisir et éviter la souffrance ? Dans les situations difficiles, il est normal de se faire aider. Il est important de ne pas rester seul avec une consommation d’alcool qui nous fatigue.

 

Voici quelques thèmes importants, des trucs et des adresses:

  • Buvez pour le plaisir et non par habitude
  • Prenez le temps de savourer : ajoutez un autre plaisir (lecture, musique, …) et un verre d’eau
  • Ne laissez pas une cannette ou une bouteille à portée de main. Ne faites pas de réserves d’alcool
  • Buvez lentement : par exemple, un verre par heure. Sirotez votre verre.
  • Buvez par plaisir: si vous avez soif, prenez un verre d’eau.
  • Buvez des consommations à faible teneur d’alcool.
  • Évitez les cocktails. Ils valent plusieurs verres d’alcool. Les shoots se boivent très vite.
  • Ayez toujours un verre d’eau près de vous. Pour chaque verre d’alcool, buvez un verre d’eau ou de jus.
  • Décidez combien de verre vous voulez boire et préparez en avance ce que vous allez dire pour refuser un verre.
  • Ne commandez pas par réflexe une boisson alcoolisée, décidez ce que vous voulez vraiment boire
  • Gardez votre verre plein pour éviter de devoir dire « non »
  • Compter combien de verres vous buvez.

Si vous voulez faire le point: un test d’auto-évaluation est disponible.

Les changements ou certains événements sont parfois difficiles. Ils peuvent provoquer un stress ou un sentiment d’être impuissant.

On peut parfois croire que l’alcool aide à passer le cap. L’alcool fait du bien sur le moment. Mais il diminue la capacité à faire face et à prendre les choses en main.

Il faut faire attention lorsqu’on perd une personne aimée, un travail, la santé, le sommeil ou la joie de vivre. Evitez l’isolement. Faites des activités. Utilisez quelques trucs et astuces.

Un test d’auto-évaluation est disponible pour faire le point. Voici aussi quelques questions que vous pouvez vous poser :

  • Combien je bois ? Moins, pareil, plus qu’avant ?
  • Quels sont les effets que j’aime ressentir ? Est-ce que cela a évolué avec les difficultés ?
  • Quelle consommation est un choix ? Est-ce que j’en ressors satisfait-e ?

Selon les réponses, vous pouvez estimer que cela ne vous convient pas, que cela vous inquiète, ou pourrait me poser problème à plus long terme… et vous souhaitez intervenir.

Vous pouvez prendre contact avec les structures d’aide existantes en cliquant ici. Le site MES CHOIX ALCOOL propose également un programme en six étapes pour mieux gérer votre consommation.

L’alcool doit rester un plaisir et ne pas devenir une habitude. Si vous sortez souvent en soirée, en boite de nuit, suivez ces quelques conseils : 

  • Sortez en transports publics
  • Prévoyez à l’avance avec qui et comment vous allez rentrer
  • Restez en groupe
  • Buvez suffisamment d’eau
  • Faites attention à vos ami-e-s
  • Demander de l’aide aux employés du bar ou aux agents de sécurité en cas de problème

Évitez l’intoxication alcoolique, évitez de boire trop : se sentir ivre dépend de la quantité d’alcool, de la personne, de la situation. Être ivre souvent augmente les risques de dommages physiques et d’accoutumance. Une forte intoxication alcoolique peut entraîner la mort.

Évitez l’alcool complètement 

  • Quand vous devez conduire
  • Quand vous devez utiliser des machines potentiellement dangereuses
  • Pendant la grossesse
  • Lorsque vous êtes malade ou sous médicaments. Il faut alors discuter avec un médecin pour savoir si la consommation d’alcool est possible

Attention aux mélanges : tout mélange d’alcool avec d’autres substances est problématique. Les effets sont imprévisibles.  

Les jeunes et l’alcool : Risques et consommation

  • Les jeunes se développent encore. Leur cerveau et leur corps ne sont pas encore matures. L’alcool a donc un effet plus fort
  • Les ados sont généralement plus légers que les adultes. L’alcool a un effet plus fort et conduit plus rapidement à l’intoxication
  • Le foie n’est pas encore totalement développé. Il décompose l’alcool plus lentement. Les substances toxiques de l’alcool restent plus longtemps dans l’organisme
  • Les jeunes ont souvent encore des difficultés à connaître leurs propres limites. Certains ou certaines se soûlent parce qu’ils ne savent pas que ça peut arriver très vite
  • Plus les jeunes commencent tôt à boire de l’alcool, plus le risque est grand qu’ils deviennent dépendants un jour

Vous pouvez prendre contact avec les structures d’aide existantes en cliquant ici.

Au travail, il n’est pas permis d’être sous l’effet de l’alcool. Les problèmes d’alcool concernent les collègues et les chefs. Souvent on s’organise pour compenser le travail que la personne n’est plus capable d’assumer. Donc elle continue de boire. Elle prend conscience de son problème tard, souvent trop tard. L’entreprise et les collègues peuvent éviter cela.

Il est difficile de poser des exigences ET de rassurer la personne qu’elle ne sera pas exclue. Pour construire le dialogue dans toutes les situations professionnelles, www.alcoolautravail.ch montre comment en parler avec des vidéo et des textes.

Ne plus avoir de travail peut provoquer un stress. Le travail aide à gérer les consommations. Il est interdit d’arriver sous l’effet de l’alcool et de consommer. Il faut être performant. Lorsqu’on perd un travail, on perd cette aide.

Il faut faire attention lorsqu’on perd nos repères, un travail, la santé, le sommeil ou la joie de vivre. Evitez l’isolement. Faites des activités. Utilisez quelques trucs et astuces.

Un test d’auto-évaluation est disponible pour faire le point. Voici aussi quelques questions que vous pouvez vous poser :

  • Combien je bois ? Moins, pareil, plus qu’avant ?
  • Quels sont les effets que j’aime ressentir ? Est-ce que cela a évolué avec les difficultés ?
  • Quelle consommation est un choix ? Est-ce que j’en ressors satisfait-e ?

Selon les réponses, vous pouvez estimer que cela ne vous convient pas, que cela vous inquiète, ou pourrait vous poser problème à plus long terme… et vous souhaitez intervenir.

Vous pouvez prendre contact avec les structures d’aide existantes en cliquant ici. Le site MES CHOIX ALCOOL propose également un programme en six étapes pour mieux gérer votre consommation.

Avec l’âge, notre corps comporte moins d’eau et les effets de l’alcool sont plus forts. Avant la retraite, le travail et ses exigences nous aide à gérer l’alcool dans notre vie.

Les changements sont des situations difficiles. Il faut faire attention lorsqu’on perd ses repères. Evitez l’isolement. Faites des activités. Utilisez quelques trucs et astuces.

Un test d’auto-évaluation est disponible pour faire le point. Voici aussi quelques questions que vous pouvez vous poser :

  • Combien je bois ? Moins, pareil, plus qu’avant ?
  • Quels sont les effets que j’aime ressentir ? Est-ce que cela a évolué avec les difficultés ?
  • Quelle consommation est un choix ? Est-ce que j’en ressors satisfait-e ?

Selon les réponses, vous pouvez estimer que cela ne vous convient pas, que cela vous inquiète, ou pourrait vous poser problème à plus long terme… et vous souhaitez intervenir.

Vous pouvez prendre contact avec les structures d’aide existantes en cliquant ici. Le site MES CHOIX ALCOOL propose également un programme en six étapes pour mieux gérer votre consommation.

Avec votre ado, allez voir ensemble le site Monado.ch. Vous trouverez des choses à savoir et quoi faire. Il y a aussi des outils pour les parents.

Soyez patient. Il est probable qu’il ou elle ne s’ouvre pas immédiatement. Lui laisser du temps ne veut pas dire qu’on laisse faire.

  • Parlez de vous, parlez en « je »
  • Affirmez votre préoccupation
  • Écoutez ce qu’il ou elle a à vous dire
  • Expliquez ce qui vous inquiète
  • Sur la base de ce qu’il ou elle ressent, parlez de ses besoins et de vos besoins avant de proposer des solutions communes

Essayez de discuter pour comprendre la situation. Ne jugez pas. Partagez ce que vous ressentez. Il ne sert à rien de prouver à votre adolescent qu’il a un problème. Il est plus utile de démarrer une discussion en essayant de répondre aux questions suivantes :

  • Comment la consommation influence la vie et les relations dans la famille ?
  • Quel est l’intérêt de votre proche à changer la situation ?
  • Est-ce qu’il ou elle se sent mal ?
  • Qu’est-ce qu’il ou elle aimerait voir changer ?

Selon les réponses, vous pouvez estimer que cela ne vous convient pas, que cela vous inquiète, ou pourrait me poser problème à plus long terme… et vous souhaitez intervenir.

Un changement ne s’opère pas d’un jour à l’autre. Nous vous proposons un test d’auto-évaluation en ligne qui analyse la situation et qui permet d’avoir une bonne base pour ouvrir le dialogue.

Vous pouvez prendre contact avec les structures d’aide existantes en cliquant ici.

On peut parler des problèmes d’alcool d’un proche. La première fois, c’est normal si la personne dit que ce n’est pas vrai (déni). Ne parlez que de ce que vous voyez. Parlez de vos craintes. La personne peut s’énerver. Ce n’est pas grave, cela ne veut pas dire qu’elle ne veut pas faire quelque chose. Il faut en reparler à un autre moment.

Restez son ami ou son amie, mais montrez et imposez aussi vos limites. N’arrangez pas les conséquences de ses actes. Ne l’aidez pas à cacher sa consommation. Restez à ses côtés pour faire aussi d’autres choses avec elle.

Vivre avec l’alcool est très compliqué et fatiguant pour tout le monde. Il est normal d’avoir besoin d’aide. L’entourage a aussi besoin de soutien car il souffre. Vous pouvez prendre contact avec les structures d’aide existantes en cliquant ici.

 

Carrefour addictionS / FEGPA est à votre disposition pour vous aider à trouver le meilleur soutien possible (+41 22 329 11 69)

Le site MES CHOIX ALCOOL propose un programme en six étapes pour mieux gérer sa consommation ou de simples astuces

Les émotions prennent le dessus lorsque la situation est tendue : on est crispé, on a la gorge nouée ou la boule au ventre. Elles utilisent notre corps pour nous signaler des besoins vitaux.

Pour faire redescendre la charge émotionnelle, il s’agit d’identifier l’émotion, de l’accueillir et l’accepter, puis de respirer et prendre un temps pour répondre à notre besoin :

  • Dire
  • Faire
  • Prendre conscience
  • Nommer

Dans les moments de tension et de stress, on peut penser que les consommations permettent de passer le cap. Dans la réalité le malaise grandit de manière cachée. Les consommations provoquent de la fatigue et diminuent nos capacités à bien gérer. L’alcool soulage momentanément, puis dépriment notre organisme et nos compétences.

Les émotions et les consommations

Les émotions changent suivant la situation. Il est important de les écouter car elles nous rendent attentifs à nos besoins. Dans les situations difficiles, nous entrons dans un cycle d’émotions (peur, colère, tristesse) avant de retrouver un équilibre et un peu de joie. Certaines émotions nous chargent de trop d’énergie, d’autres nous dépriment.

L’alcool et les psychotropes (médicaments ou drogues qui agissent sur l’humeur) modifient notre perception et notre comportement. Ils commencent par nous stimuler, puis nous dépriment jusqu’à des sentiments de honte de soi ou de peur des autres (paranoïa). La tentation est grande de consommer toujours plus régulièrement pour éviter la déprime. Les psychotropes et l’alcool nous coupent de nos émotions, de notre entourage, de nos joies … et finissent par nous épuiser dangereusement.

On peut avoir envie de se couper de nos émotions pour diverses raisons : question de survie, de personnalité, d’éducation, ou de capacité à intellectualiser ce qui arrive. Si vous empêchez vos émotions de s’exprimer dans les situations difficiles et de tensions, votre corps risque de réagir (problèmes physiques) et vous aurez plus de difficultés à communiquer.

Retrouver ses émotions est donc utile et nécessaire, surtout face aux consommations. Pour aller plus loin, voici un article de la Revue médicale suisse : La pleine conscience dans le traitement des addictions.

Identifier et gérer ses émotions pour répondre à nos besoins

  • Sensation de froid, tension musculaire, barre dans le ventre : LA PEUR nous demande de trouver du secours, des personnes, des informations qui nous rassureront.
  • Malaise, envie de pleurer, gorge serrée : LA TRISTESSE nous invite à prendre le temps de nous rappeler que nous n’avons pas tout perdu, que les bons souvenirs restent et que d’autres sont à venir. Les personnes de confiance, les intimes sont précieux.
  • Emerveillement, excitation ou bien-être : LA JOIE, prend tout le corps, c’est le besoin de partager. Téléphones, lettres, petits délires d’intérieur, danse, nous sommes confinés, mais bien vivants !
  • Adrénaline, chaleur, tension en hausse : LA COLÈRE, j’ai eu peur, je suis en deuil, je vis un sentiment d’injustice, j’ai besoin de changement, la colère prend à la gorge et prive d’air. Comme pour toute émotion, il y a la charge et la décharge. Prendre un temps pour s’arrêter, respirer voire se défouler, exprimer son ressenti et son besoin.

Éviter absolument de prendre un psychotrope. La tension se résout mieux par la communication.

Les sentiments sont un mélange d’émotions :

Souci = peur + tristesse

Haine = peur de l’autre + colère contre lui

Culpabilité = peur de désobéir + colère contre la loi

Honte = peur + colère

Jalousie = peur d’être abandonné + colère

Envie = tristesse + colère

Quelques exercices de relaxation : cinq exercices rapides de pleine conscience.  Vous pouvez aussi suivre des instructions sur Youtube, cherchez par exemple les mots clés relaxation, mindfulness, méditation guidée…

Le yoga se pratique facilement dans son salon et permet de lutter efficacement contre l’angoisse.

Ma consommation et les difficultés de la vie me privent de plaisir ?

Un(e) proche boit trop ou trop souvent ?

Tout ne devrait pas tourner autour de l’alcool.

Voici une liste de plaisirs simples.

LES PLAISIRS
(2002, Gauthier C. Petits plaisirs et folies pour être heureux, éd.Quebecor)

PLAISIRS D’AMITIÉ :

    Renouer avec d’anciens amis perdus de vue depuis un bout de temps.

    Aller voir un match sportif avec des copains.

PLAISIRS DE FAMILLE :

    Faire une surprise à ses enfants, juste parce qu’on les aime.

    Écouter nos parents ou nos grands-parents nous raconter leur enfance, etc.

PLAISIRS D’EAU :

    Prendre un bain.

    Courir avec les enfants dans les jets de l’arrosoir à gazon.

    Regarder des poissons dans un aquarium, etc.

PLAISIRS DE PRINTEMPS :

    Jardiner, semer, nettoyer son terrain.

    Passer l’après-midi au soleil.

    Sortir faire une balade à vélo, à moto ou en voiture décapotable, etc.

PLAISIRS D’ÉTÉ :

    Marcher pieds nus sur le gazon.

    Cuisiner et manger dehors.

    Écouter les oiseaux chanter.

PLAISIRS GOURMANDS :

    Réussir une nouvelle recette

    Savourer le premier café du matin

PLAISIRS DES OREILLES :

    Jouer de la musique.

    Écouter de la musique.

    Écouter le silence.

    Entendre ceux qu’on aime rire aux éclats.

PLAISIRS DES YEUX :

    Observer un coucher de soleil.

    Fermer les yeux et revoir de belles images de notre passé, etc.

PLAISIRS AVEC LES ANIMAUX :

    Aller au parc pour jouer et pour courir avec son chien.

    Brosser son chien.

    Prendre un chat et l’écouter ronronner.

    Regarder son chat dormir, etc.

PLAISIRS DE NUIT :

    Observer le ciel par une nuit de pleine lune.

   Se réveiller en pleine nuit et se rendre compte qu’on peut dormir encore quelques heures…

PLAISIRS DOUILLETS :

    Faire la grasse matinée.

    Lire une bande dessinée étendu(e) sur une chaise longue.

    Avoir la paix, etc.

Dans les moments de tension et de stress, on peut penser que les consommations permettent de passer le cap. Dans la réalité le malaise grandit de manière cachée. Les consommations provoquent de la fatigue et diminuent nos capacités à bien gérer. L’alcool, le cannabis soulagent momentanément, puis dépriment notre organisme et nos compétences. C’est pourquoi ils sont si souvent présents dans les situations qui dérapent.

MonAdo.ch propose quelques ressources valables à tout âge lorsque c’est tendu :

>  Communiquer

>  Gérer les crises

Dialoguer autour d’une test d’auto-évaluation permet à chacune et chacun de garder sa place.

Le site MES CHOIX alcool vous offre un test court ou un coach en ligne plus approfondi.

Il propose un programme en six étapes pour mieux gérer sa consommation ou de simples astuces

Vous pouvez prendre contact avec les structures d’aide existantes en cliquant ici.

Carrefour addictionS / FEGPA est à votre disposition pour vous aider à trouver le meilleur soutien possible (+41 22 329 11 69)

Qu’est-ce que la journée alcool ?

La journée nationale alcool, planifiée au 14 mai, a été reportée au 24 septembre en raison du semi-confinement.

Chaque année, elle encourage la population à renforcer le dialogue sur les questions liées à la consommation d’alcool.

Les objectifs nationaux pour la journée alcool 2020 sont de :

  1. Sensibiliser la population aux difficultés auxquelles sont confrontées les personnes touchées par l’alcool et leurs proches. Il s’agit d’aborder des thèmes qui sont en général tabou dans la société.
  2. Faire connaître les offres d’aides existantes et mobiliser l’ensemble de la société civile afin que les personnes concernées bénéficient du soutien nécessaire.

Partenaires nationaux et cantonaux

Les organisateurs de la Journée nationale sur les problèmes liés à l’alcool sont : le Groupement Romand d’Etudes des Addictions (GREA), Fachverband Sucht, INGRADO Servizi per le dipendenze, la Croix-Bleue, Addiction Suisse, les Alcooliques Anonymes ainsi que la Société Suisse de Médicine de l’Addiction (SSAM).